Open Access

L'université Paris Nanterre s'engage en faveur de l'Open Access

Par Open Access, on entend le libre accès aux résultats de la recherche, diffusés sous forme électronique et en ligne gratuitement. Ce mouvement existe au niveau mondial depuis la fin des années 90 et s'est concrétisé par des appels adressés à la communauté des chercheurs en faveur du partage des connaissances (Budapest, 2002 ; Berlin, 2003).

L'université Paris Nanterre favorise l'Open Access par le biais d'un portail HAL (Hyper Articles en Ligne), principale archive ouverte en France maintenue par le CNRS, qui rassemblent les publications des chercheurs affiliés à l'établissement. 

D'autres initiatives de Paris Nanterre contribuent au développement du Libre Accès, comme la participation des Presses Universitaires au projet OpenEdition Books, la diffusion de plusieurs revues en Open Access sur Revues.org, l'ouverture de carnets de recherche sur la plateforme Hypothèses par des chercheurs ou encore le projet Open Data de l'université.

Retrouvez sur ce site l'ensemble des informations disponibles sur l'open access à l'Université Paris Nanterre: renseignements pratiques, événements, tutoriels, ressources en ligne etc.

Les derniers dépôts de nos chercheurs !

  • [hal-01661878] Recension de R. Zaborowski, Sur le sentiment chez les Présocratiques, Contribution psychologique à la philosophie des sentiments, Warszawa, Stakroos, 2008
    13 décembre 2017
    L’intérêt suscité par le concept d’émotion chez les Grecs a ouvert une voie d’interprétation nouvelle en histoire de la psychologie. D. Konstan a montré en particulier, dans The Emotions of the Ancient Greeks (Toronto, 2006), qu’en accordant à certaines émotions une valeur cognitive, on relativise les lectures qui privilégient une dichotomie entre l’exercice de la pensée rationnelle et la dimension affective, non-rationnelle, de la vie psychique. Il reste cependant à montrer comment notre notion moderne d’émotion ou de sentiment parvient à rendre compte de la manière dont les Grecs décrivaient certaines affections. Il faut donc retracer l’histoire de la notion de « sentiment », d’Homère à ses premiers « théoriciens », à savoir Platon et Aristote, dont la typologie des émotions dans la Rhétorique constitue souvent un point de départ interprétatif, et non un point d’arrivée. R. Zaborowski, qui s’était intéressé à certaines affections particulières chez Homère (La Crainte et le courage dans l’Iliade et l’Odyssée, Varsovie, 2002) présente un ouvrage synthétique sur les présocratiques dont le pari est double. Premièrement, il s’agit de montrer quel rôle ont joué les présocratiques dans l’histoire de la notion de sentiment ou d’affectivité en général. En effet, l’auteur rappelle dès le début de son ouvrage que certains fragments constituent une véritable avancée dans la constitution d’une psychologie, articulée à une anthropologie. Deuxièmement, Z. entend montrer que le présupposé évolutionniste, qui consiste à lire ces fragments comme des signes d’une dissociation progressive entre la raison et les « passions » n’est pas justifié. Le but de cet ouvrage consiste à articuler, selon un modèle appelé « intégral » et « hiérarchique », différents niveaux du « sentiment ».
  • [hal-01661865] Recension de Wersinger, A.-G., Platon et la dysharmonie, Paris, Vrin, 2001
    13 décembre 2017
    Au regard synoptique et plein de hauteur du philosophe dans les Dialogues de Platon s'oppose comme par contraste un style complexe de l'écriture, un partage des voix entre les interlocuteurs parfois troublant. Parce que la dialectique se heurte à des objets complexes qui ne se laissent pas réduire à une forme, et parce qu'elle se met au défi de les décrire, elle doit emprunter certains modes de description au risque de mimer son objet dans sa complexité. Or, ces modes, Platon les trouve dans les paradigmes d'explication qu'offrent certains héritages présocratiques (Empédocle et Héraclite en particulier) et la Nouvelle Musique, dont la dialectique se réapproprie certains traits tout en condamnant l'ensemble de cette « harmonie chromaticiste » en l'appelant « dysharmonie ». Une remarque sur le titre s'impose. Platon et la dysharmonie, Recherches sur la forme musicale, n'est pas une étude sur la conception platonicienne de la musique, au sens où E. Moutsopoulos (La Musique dans l'oeuvre de Platon, Paris, P.U.F., 1959) avait proposé une synthèse sur les prises de position de Platon relativement à la musique de son temps. Il ne s'agit pas davantage d'une reconstitution de la Nouvelle Musique comme discipline autonome dont Agathon dans le Banquet est un des représentants. Car au fil des chapitres, c'est de physique, d'épistémologie, d'éthique et de politique qu'il s'agit ; la musique n'est pas un champ théorique (l'harmonique) et pratique (l'acoustique) indépendant d'autres domaines d'investigations, mais se constitue en paradigme d'explication et de description du réel qui concurrence la philosophie. La « dysharmonie » dont Platon décrit minutieusement les mécanismes représente un paradigme descriptif qui va à contre-courrant d'une figuration organiciste du réel, du discours, de l'âme et de la cité.
  • [hal-01661846] Recension de : Jamie Dow, Passions and Persuasion in Aristotle’s Rhetoric, Oxford, Oxford University Press, 2015, ISBN : 978-0-19-871626-6
    13 décembre 2017
    Quel rôle doit-on donner aux passions dans la Rhétorique ? Jamie Dow entend approfondir les débats déjà vigoureux sur cette question en reconstituant la manière dont Aristote doit concevoir l’émotion pour en légitimer un usage « technique », cet ouvrage étant l’occasion pour l’auteur de reprendre une partie de ses travaux déjà publiés sous formes d’articles. La thèse globale de l’ouvrage est la suivante : Aristote propose une version « normative » de la rhétorique (p. 1., p. 10) ; elle n’est pas axiologiquement neutre au regard des moyens utilisés pour produire la persuasion, sans pourtant se confondre avec l’éthique. La rhétorique est une technique du discours fondée sur une expertise des moyens de produire la pistis chez son auditoire, dont les pathè correctement comprises sont une partie. La norme permettant d’évaluer l’expertise rhétorique est la capacité de l’enthymème à donner à l’auditeur lui-même les moyens d’être convaincu par l’argument.
  • [hal-01661838] La pédérastie selon Pausanias : un défi pour l'éducation platonicienne
    13 décembre 2017
    Un autre traitement du discours de Pausanias dans le Banquet de Platon est envisageable pour réhabiliter son importance philosophique. La question de savoir si la « pédérastie » peut jouir d’une qualification positive chez Platon demeure une question ouverte. Non seulement il faut se déprendre de l’idée qu’on puisse trouver chez Platon une quelconque affirmation non problématique sur la pédérastie, mais il faut aussi, dans la mesure du possible éviter de projeter sur ces textes une intention qui relève davantage d’engagements personnels et contemporains sur la « sexualité ». Il faut également éviter de vouloir « réhabiliter » Pausanias, ce qui n’aurait pas plus de sens que de prêter à Platon une thèse rigide sur la pédérastie, alors que ce terme est susceptible d’une réforme politique ou d’une réinterprétation philosophique. Mais en réinsérant le discours de Pausanias dans l’économie générale du Banquet, ce sont certains éléments de l’érotique platonicienne qui peuvent être éclairés. Le pari de cette étude consiste à lire le discours de Pausanias comme un défi lancé à l’éducation platonicienne, révélant ainsi les éléments-clefs d’une paideia érotique ou d’une relation homoérotique pédagogique. Trois éléments marquants me semblent devoir être soulignés dans ce discours : a) la formulation d’une règle du jeu de la pédérastie, dont la rectitude se mesure à l’aune de la finalité poursuivie par cette institution ; b) l’intégration subtile des relations sexuelles entre éraste et éromène dans le processus d’éducation à la vertu ; c) l’intrication de l’institution pédérastique et d’une promotion politique de la philosophie.
  • [hal-01661832] Introduction
    13 décembre 2017
    Qu’appelle-t-on erôs dans les dialogues de Platon ? La question vaut d’au¬tant d’être posée qu’elle s’interprète d’au moins deux manières dans le champ des études platoniciennes. D’un côté, si l’on entend par erôs ce concept clef de la philosophie platonicienne, qui articule la métaphysique des formes intelligibles à une théorie du désir et du bonheur humains, la « théorie platonicienne de l’amour », pour reprendre le titre de l’ouvrage de Léon Robin, constitue pour les philosophes un champ d’études toujours d’actualité . Erôs renvoie alors à un désir dont l’interprétation n’a cessé d’osciller entre une intellectualisation du désir sexuel jusqu’au paradigme de l’amour « platonique » et une résistance à cette sublimation, plus sensible aux jeux érotiques d’un Socrate, d’un Alcibiade ou d’un Phèdre . Les interprétations concurrentes du Banquet sont la manifestation la plus évidente de la difficulté qu’il y a à articuler une compréhension commune d’erôs et de ses effets (cour, attirance mutuelle, sexualité, génération), et un erôs authentiquement « philosophe » auquel le discours de Diotime prête un objet et une fin au-delà du sensible . D’un autre côté, en resituant erôs dans son contexte culturel, littéraire, social et politique, certains commentateurs et historiens se sont penchés sur l’erôs platonicien en tant que pratique et représentation . Car les dialogues sont la source d’un ensemble de pratiques, de rites, de croyances, concernant ce que nous appelons imparfaitement « amour », entre le Ve et le IVe s. av. J.-C. Platon constitue, comme d’autres auteurs, un témoignage essentiel, mais difficile d’emploi, pour contribuer à une anthropologie de l’amour dans l’Antiquité. Platon est également présenté comme un élément clef dans une histoire de la sexualité telle que son champ a été défini par K. J. Dover et M. Foucault . Authentique penseur d’une psychologie du désir pour les uns, source textuelle incontournable pour les autres, Platon satisfait certes l’appétit des historiens de la philosophie et des historiens de la sexualité, mais demeure encore souvent pris en étau entre ces deux approches dont les méthodes, les présupposés et les objectifs sont parfois difficile à concilier.
  • [hal-01661807] De quelques variables modulatrices des relations entre croyance en un monde juste, internalité et allégeance
    13 décembre 2017
    Some modulating variables of the relations between the belief in a just world, internality and allegiance : a study on unemployed persons A positive correlation is observed for years between the belief in a just world and internality: those that believe that the world is just are more internal than those that don't believe it. We also know that exists a positive correlation between internality (considered as a norm) and norm of allegiance (that is to say the social valorization of the individuals who don't question the social structure and its powers hierarchy): the most internal people are also the most "allegiant" ones. Therefore, we made here the hypothesis of a positive correlation between the belief in a just world and the norm of allegiance.Moreover, we know that the unemployed persons generally are less internal than employed people, and also less allegiant if one compares their level of allegiance/no allegiance to the theoretical average obtained from questionnaires of allegiance. So we wished here also to verify as a preliminary hypothesis that the unemployed persons will have a weak belief in a just world. Our discussion will be about the relations between the belief in a just world, internality, and the interiorization of the norm of allegiance, with more particularly a tentative of the structuration of the relations that these three variables maintain between them.
  • [hal-01661747] «De la révision à l’abrogation de la constitution » : les termes du débat
    13 décembre 2017
    À partir de quel degré d’altération une révision constitutionnelle peut-elle être analysée comme une abrogation de la constitution ? Une révision de la constitution peut-elle légalement – ou légitimement – procéder à une abrogation de la constitution ? Ces questions – qui sont au cœur de débats très en vogues, relatifs à l’opportunité d’un éventuel contrôle des lois de révision par les juges constitutionnels – sont ici envisagées sous un angle essentiellement conceptuel. D’autres problèmes surgissent en effet de ce point de vue : pourquoi la « révision » est-elle souvent considérée comme une opération limitée par nature ? Que veut-on dire lorsque l’on évoque l’abrogation de « la » constitution, alors même qu’il existe tant de normes constitutionnelles ? L’élucidation de ces quelques énigmes permet de s’interroger, de façon plus générale, sur la signification profonde du débat relatif à la limitation matérielle du pouvoir de révision constitutionnelle.
  • [hal-01647337] Un Président sans Conseil des ministres : le choix de Philadelphie
    12 décembre 2017
    En 1787, les constituants de Philadelphie ont opéré un choix particulièrement original, au regard même des canons institutionnels de l’époque : celui de confier à un Président seul, c’est-à -dire sans un « conseil » à ses côtés, l’ensemble des prérogatives exécutives. Comment comprendre une telle solution ? Les raisons habituellement avancées – notamment la volonté des Pères fondateurs de renforcer l’organe exécutif, par rapport aux institutions étatiques ou confédérales antérieures – doivent être complétées par une explication d’ordre théorique, qui mette au jour la logique institutionnelle à l’œuvre à ce moment-là . Tel est l’objet de cette étude.

Mis à jour le 08 décembre 2017